Presse

Électrisant Court-Circuit !

- Au Palais des fêtes à Strasbourg, l’ensemble Court-Circuit a donné à l’avant-dernière soirée du festival, vendredi, un tonus superbe.

Le groupe, créé il y a dix ans par Pierre-André Valade et Philippe Hurel a marqué chacune de ses venues à Musica, ces dernières années, d’une forte empreinte. En formation chambriste ou en ensemble orchestral, il sait créer l’événement et étonner. Dans son programme, cette fois-ci, quatre pièces, dont deux d’allure concertante, les autres jouant tout autant sur le mouvement, la tension et la vitalité de la musique.

D’un rêve parti, de Bruno Mantovani (...) est un clin d’œil ludique et sans naïveté, mais qui lui permet d’organiser sa partition à partir d’un chaos sonore, pour dessiner progressivement une image qui se clarifie en bout de course.

Aschenblume, pour huit instruments, de Mauro Lanza, la création de la soirée : une cellule rythmique, répétée comme un refrain, et qui peu à peu se dissout – et les transitions n’y sont pas les moments les moins intéressants – pour recomposer d’autres images, plus fragiles, éphémères, les fleurs de cendres (le titre est emprunté à Paul Ceylan), qui se dessinent dans le sol mouvant.

De puissants et toniques tourbillons sont créés par les gammes en spirale, qui portent (D’)Aller de Philippe Leroux : le violon soliste, ici Nicolas Miribel, y entraîne dans son sillage les autres musiciens, et la force de conviction de son archet nous vaut encore des lignes lyriques très généreuses. Les Quatre variations pour percussions de Philippe Hurel mettent en avant le vibraphone.(...) Soliste principal, Jean Geoffroy maniait avec une grande expérience les baguettes, dans une riche partition, où la percussion guide et domine le propos.

Et avec ses excellents musiciens, trempés au feu de toute la musique contemporaine et de sa furia, l’imperturbable rigueur de Pierre-andré Valade a fait merveille au pupitre, au cours d’une soirée où Court-Circuit à aucun moment n’a coupé le jus...

Marc Munch – Dernières Nouvelles d’Alsace – 7 octobre 2001

 

- La dix-neuvième édition du plus important festival de musique contemporaine en Europe et sans doute dans le monde s’est révélée aussi passionnante que les précédentes. Parcours des moments forts.

[…] Le programme donné quelques jours plus tard par l’Ensemble Court-Circuit, bien dirigé par Pierre-André Valade, constituait en revanche une agréable surprise, avec notamment une création, Aschenblume pour huit instruments (2001), dédiée à la mémoire de Gérard Grisey, de l’italien Mauro Lanza (né en 1975), partition forte dont les difficultés mettent à rude épreuve la sagacité du chef et des instrumentistes. A n’en pas douter, il faudra désormais compter avec Mauro Lanza.

Patrick Szersnovicz – Le Monde de la Musique – Novembre 2001

Vendredi soir, au Palais des Fêtes, nous avons retrouvé, avec le même plaisir que les autres années, l’Ensemble Court-Circuit, sous la direction de Pierre-André Valade, toujours aussi rigoureux dans l’interprétation des œuvres offertes à l’attention du public. Qu’il s’agisse D’un rêve parti de Bruno Mantovani (...), du concerto pour violon et ensemble de Philippe Leroux où ce sont le violon (Nicolas Miribel) et les percussions qui lancent et relancent les autres instruments, ou encore de Aschenblume de Mauro Lanza, une création vibrante à la mémoire de Gérard Grisey . Enfin, des Quatre variations pour percussions et ensemble de Philippe Hurel, un hommage paradoxal au vibraphone (soliste : Jean Geoffroy) qui vibrant parfois de toute sa pureté, est souvent rejoint et résorbé par les autres instruments.

M.F. et F. Grislin – hebdoscope – 17-23 Octobre 2001


2007 - Gilles Pouessel